Les albums de La Rumeur sont rares et attendus. Désirés. Espérés.
Rares sont les bons albums de rap français cette année. Youssoupha a déçu, Soprano ... non rien.
Quoi qu'il en soit, La Rumeur est un groupe hors norme. Parce que peu médiatisé et pourtant de réelle qualité. Pas de sons formatés clubs pour ambiancer ni de textes faciles. Les rimes sont lourdes, poignantes, et à chaque fois plus mordantes. Du coeur à l'outrage, troisième album du groupe, est sorti le 23 avril dernier, au lendemain du premier tour des élections présidentielles. Et si tu cherchais à te détendre, faudra repasser. Le flow est puissant, lourd. Les sons t'attrapent pour ne plus te lâcher, les productions sans équivoque, parfois carrément dirty. La Rumeur te donne mal au coeur. La boule qui se glisse dans ton estomac et y demeure à l'écoute de chaque son désarme. Et si leur discours, trop politique, trop engagé, souvent victimisant peut lasser, la qualité est au rendez-vous. Les MCs ont grandit, approchent de la trentaine et le flow s'en ressent, les textes aussi. Les mots sont pesés, la langue parfaitement maitrisée. Toujours engagés, toujours aussi sombres à l'image des beats pesants et de "Quand la lune tombe", description glauque et réaliste de Paris la nuit. "Là où pousse mes racines" broient les trippes. Les interludes sont bonnes, le peu d'featurings prouvent que le groupe n'a pas besoin de ça pour vendre.
Rares sont les bons albums de rap français cette année. Youssoupha a déçu, Soprano ... non rien.
Quoi qu'il en soit, La Rumeur est un groupe hors norme. Parce que peu médiatisé et pourtant de réelle qualité. Pas de sons formatés clubs pour ambiancer ni de textes faciles. Les rimes sont lourdes, poignantes, et à chaque fois plus mordantes. Du coeur à l'outrage, troisième album du groupe, est sorti le 23 avril dernier, au lendemain du premier tour des élections présidentielles. Et si tu cherchais à te détendre, faudra repasser. Le flow est puissant, lourd. Les sons t'attrapent pour ne plus te lâcher, les productions sans équivoque, parfois carrément dirty. La Rumeur te donne mal au coeur. La boule qui se glisse dans ton estomac et y demeure à l'écoute de chaque son désarme. Et si leur discours, trop politique, trop engagé, souvent victimisant peut lasser, la qualité est au rendez-vous. Les MCs ont grandit, approchent de la trentaine et le flow s'en ressent, les textes aussi. Les mots sont pesés, la langue parfaitement maitrisée. Toujours engagés, toujours aussi sombres à l'image des beats pesants et de "Quand la lune tombe", description glauque et réaliste de Paris la nuit. "Là où pousse mes racines" broient les trippes. Les interludes sont bonnes, le peu d'featurings prouvent que le groupe n'a pas besoin de ça pour vendre.
La Rumeur couche avec l'asphalte, c'est une évidence. Du Coeur à l'outrage, ou comment faire rimer macadam et orgasme musical.

